
Quelques témoignages |
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Annie a subi une intervention médicale lourde et a été confrontée à plusieurs deuils :
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Luigi :
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Michèle :
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Gérard :
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Eliane :
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Anne F. : En groupe mais sans compétition, l'effort douloureux banni mais pas la lenteur. A chacun son rythme… Ce dont je rêvais pour mes élèves quand j'étais enseignante mais impossible d'échapper aux notes. Découvrir que la vieille carcasse, sujet de plaintes, est une belle œuvre d'art : quand Claire compare nos côtes à une parure de colliers, on se sent déjà un port de reine. Apprendre sur quoi – et sur qui – on peut s'appuyer, le plus important peut-être ! Et puis à 70 ans s'entraîner à faire « les yeux doux », ça promet un bel avenir, non ? PS : J'ai du mal à retenir les mouvements et je suis loin de m'exercer tous les jours, mais l'enthousiasme est là et m'a certainement aidée à traverser une année riche en pépins. |
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Cynthia : J'ai été hospitalisée une semaine pour une ablation de la vésicule biliaire. Je n'imaginais pas le désarroi que l'on peut ressentir quand on se réveille de l'anesthésie générale. En plus de la douleur post-opératoire, la position allongée et l'affaiblissement général génèrent un corps douloureux dans son ensemble. Mauvaise circulation, crampes, impatiences dans les jambes, écrasement du bassin, fesses et coccyx, des omoplates et cervicales, douleur aux lombaires, faiblesse générale lorsqu'on est soumis à une diète sévère, léthargie des intestins, accumulation des gaz, difficultés à se mouvoir, un vrai cauchemar pour une personne habituée à se bouger… Cependant j'avais un atout majeur que j'ai tout de suite mis en pratique. Suivant des cours et ateliers de la méthode Feldenkrais depuis une douzaine d'années suite à des problèmes de sciatique chronique et de genou (qui ont disparu), je continue pour entretenir la souplesse des articulations, l'harmonie des mouvements et le plaisir de la découverte. Le Feldenkrais, qui a l'avantage de s'adapter à l'état physique de la personne, m'a aidé à supporter dès les premiers jours les problèmes post-opératoires grâce à des exercices faciles, à peine esquissés au départ, en économisant mon énergie. Au fil des jours, mes mouvements ont pris plus d'ampleur sans jamais devenir contre nature ni fatigants. Déjà convaincue des bienfaits de la méthode, j'ai pu constater un effet bénéfique sur mon moral et mon état physique sans me sentir bousculée ni culpabilisée tout en accélérant mon retour à l'autonomie. J'ai ouï dire que certaines mutuelles la prennent en charge. Personnellement, je serai pour un remboursement par la sécurité sociale, tant ses capacités de prévention de la douleur, d'amélioration post-opératoire ou simplement d'entretien du corps et de l'esprit dans leur globalité sont grandes. Au fil des années, j'ai côtoyé de nombreuses personnes qui en ont retiré tous les bénéfices : récupération après des opérations de cancer ou des accidents, soulagement pour les personnes à mobilité réduite, lombalgies, coup du lapin, grincements de dents, arthrose, névralgies, stress, angoisses, mais aussi souplesse générale, travail sur les yeux, la voix, la respiration, l'équilibre, les appuis, meilleure compréhension du corps, entretien hebdomadaire – et pourquoi pas journalier - pour les personnes dont l'âge va de 20 à 90 ans, sans oublier l'accueil dans un petit groupe où l'on peut échanger ses impressions et rire sans arrière-pensées, accompagné en douceur par une praticienne à l'écoute. |
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Monique : Je voudrais témoigner du bienfait que m'apporte la Méthode Feldenkrais. Au bout du deuxième cours déjà, j'ai dormi toute la nuit. Ensuite , souffrant comme beaucoup, d'arthrose cervicale et lombaire, je me bloquais fréquemment or depuis 10 ans cela ne m'est plus arrivé. Je ne dis pas que le Feldenkrais m'a guérie, mais grâce à une meilleure connaissance intérieure de moi-même j'ai adapté mes efforts, me servant de tous les muscles pouvant aider les parties douloureuses. Exemple : j'ai soutenu des poutres au plafond pour aider mon mari, je retourne mon jardin et fais différents bricolages. Point important également, faisant d'assez longs voyages en voiture, j'ai appris à faire quelques mouvements simples qui me permettent de ne pas souffrir. Enfin, ces quelques années m'ont permis de retrouver un certain équilibre psychologique. Tout cela explique ma passion à défendre, quand je le peux, cette méthode : Bouger son corps et libérer sa tête. |
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Béatrice : Qu'avez-vous découvert à travers cet enseignement ? J'ai découvert comment apprendre à devenir beaucoup plus à l'écoute de mon corps, à le respecter en tenant davantage compte de ses manifestations, de ses réactions. C'est à la fois être davantage à l'écoute et favoriser de ce fait l'expression, libérer les manifestations. J'ai redécouvert et me suis sentie comme légitimée dans mon besoin de douceur infinie, quand l'expression a été nommée concernant le regard. Elle a résonné en moi, à de multiples niveaux : besoin de douceur de la part des autres, mais besoin d'en donner, d'en transmettre moi-même aussi bien vers les autres que vers moi-même, en premier lieu, en tout cas plus en dernier lieu… Ce travail sur le corps vient accompagner un travail sur l'émotionnel, l'intellectuel, le psychologique que j'entreprends depuis quelques temps et me fait me tourner vers des approches plus globales où le corps et l'esprit sont intimement liés et aussi essentiels l'un que l'autre pour trouver un meilleur équilibre. J'apprends à découvrir que mon corps peut et doit même entrer en résonnance avec mes émotions et à lui donner à lui aussi la parole, comme j'ai réapprise celle de l'intellect par la psychothérapie. Je découvre les énergies qui circulent en moi et j'apprends à les mobiliser, à les percevoir, à les encourager si j'ose dire. Réussir à réduire la réflexion pour tendre vers la méditation, le lâcher prise. Cette prise de conscience de soi, de son corps est une perpétuelle découverte pour moi actuellement qui me donne envie de poursuivre, d'aller plus loin, de progresser. Quelles améliorations avez-vous constatées dans votre vie quotidienne ? Une conscience croissante de mon corps quand je ne suis pas concentrée sur une activité qui occupe mon esprit : quand je marche dans la rue, quand j'attends le métro, quand je suis seule. Je ne fais pas beaucoup d'exercices en tant que tels mais je fais attention à beaucoup plus de choses. Je sais n'avoir pas trop besoin de me soucier de ma mâchoire mais j'apprends à penser à adoucir mon regard, à sentir les mouvements de mon bassin quand je marche, à reproduire aisément le cercle, dans un sens, dans l'autre, à sentir que « j'habite » mon bassin, que les énergies y circulent, tant que je reste concentrée dessus en tout cas. Je sens que j'engramme, que j'apprends à mon corps à « être habité » si j'ose dire : je m'incarne en quelque sorte en prenant comme possession de mon corps. |
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